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ARRIVEE DU VERNEY X 211 le 13 décembre 2011
Le mardi 13 décembre en matinée, la base de loisirs de « La
Foulquetière », près de Luçay-le- Mâle, bien
appréciée des pêcheurs et des vacanciers, a
connu une activité inhabituelle.
C’est en effet en ce lieu qu’un nouvel autorail destiné à la
ligne touristique du « Train du Bas-Berry » est
arrivé par voie routière, sur un énorme camion
« transport exceptionnel ». Ce vénérable
autorail - qui pour d’obscures raisons sur
lesquelles nous n’épiloguerons pas n’avait pu
être acheminé par le Rail - a dû être
déchargé à l’aide de deux imposantes grues. En
dépit d’un temps exécrable et d’un vent
particulièrement violent, l’opération - spectaculaire
mais délicate - s’est déroulée sans
incident, grâce à l’appui logistique de
plusieurs membres de la « SABA », association
en charge de l’exploitation de la ligne
touristique à voie métrique qui, rappelons-le,
relie Argy à Lucay-le-Mâle via Pellevoisin,
Heugnes, Ecueillé et La Foulquetière.
Notons que l’automotrice a rejoint ensuite la gare d’Ecueillé
par ses propres moyens.
Cet autorail, un « Verney » » construit au Mans en 1951 pour
le compte de la SNCF, est entré en service sur
les lignes à voie étroite du « P.O Corrèze »
(« étoile de Tulle »). En octobre 1967, il
rejoint la ligne du Blanc à Argent - notre
fameux « BA » - où il assurera
quotidiennement et fidèlement sa tâche jusqu’à
son retrait du service. Entre temps, une
modernisation relativement poussée - organes
moteur, de transmissions et auxiliaires, mise en
place d’un dispositif de couplage pour
circulation en unités multiples, aménagements
intérieurs - a été réalisée sur cet engin en
1984 par les ateliers SNCF de Bordeaux.
Côté « technique », la voiture est mue par un moteur diesel
de 180 CV. D’une longueur de 18,53m et d’une
largeur de 2,49m, elle possède un poste de
conduite à chaque extrémité et peut transporter
53 voyageurs assis et plus de 1.000 kg de
bagages. Son poids est de 16,5 T à vide.
Avant sa mise en service sur la ligne
touristique, quelques réglages, mises au point
et travaux divers - ponçage et remise en
peinture notamment - devront être effectués,
mais gageons que l’arrivée de cet autorail,
destiné à épauler l’autre « Verney » actif
depuis déjà bien des années entre Argy et
Luçay-le- Mâle, va encore diversifier la variété
du matériel roulant à la disposition des
bénévoles de la « SABA » tout en assurant, au
prix de pas mal d’heures de travail à faire, la
préservation d’un véhicule devenu historique.
RETOUR DU BA
12

Le 10
octobre 2011, la
SABA a accueilli
avec
bienveillance un
vieux serviteur
du BA le
locotracteur BA n° 12.
C’était à
l’origine une locomotive à vapeur, 030T,
construite en Belgique par la Société de Saint
Léonard en 1883 n° de construction 644 et
livrée au réseau Nord d’Indre et Loire des
Chemins de Fer Départementaux (CFD) pour la
ligne de Port-Boulet à Châteaurenault avec le n°
2 en juillet 1884.
A la fin des
années 30, la Cie CFD décide de moderniser sa
traction en réutilisant les chassis de ses plus
vieilles locomotives pour la construction de
locotracteurs Diesel, un premier essai est
effectué avec le loco 4 en 1939 (celui qui est à Argy et qui est donc l’aîné du BA 12), le loco
12 est mis en chantier en pleine guerre en 1941
par l’atelier CFD de Neuillé Pont Pierre, puis
expédié à celui d’Egreville en Seine et Marne
pour échapper à la réquisition allemande et
enfin terminé par l’atelier de Chablis (Yonne)
qui entretient le matériel de la ligne Laroche
Migennes – L’Isle Angély ; il y est rejoint par
le loco n° 11 de même type et même origine.
En 1951 la ligne
de l’Yonne ferme et il est loué quelques mois
pour la desserte de l’usine métallurgique de St
Béron en Savoie, puis échangé avec la Cie du BA
contre le loco 50, le BA souhaitant disposer des 2 engins 11 et 12 identiques, le 50 étant d’un
modèle différent.
Les 2 locos 11
et 12 arrivent sur le BA en février 1952 et y
assureront avec les 13 et 14 durant plus de 35
ans la traction des trains de marchandises et de
travaux jusqu’à la fin de l’année 1988 ; avec
les autorails, ils provoqueront la disparition
complète de la traction vapeur en 1954.
Le CFBS a acquis
le 12 dès le début de l’année 1989 au titre de
sa valeur historique, le GEPC qui exploite le
train à vapeur de la ligne Nice – Digne se
portant acquéreur du 11 ; le BA ayant vendu ces 2 engins au moment de la création de la SABA et
conservé les 13 et 14 jusqu’à ce jour, c’est ce
qui explique que la SABA n’a pu disposer à sa
création d’un engin BA et a dû chercher
ailleurs, ce ne fut pas facile et cela nous a
valu l’arrivée des Deutz, du Brookville et du
Comessa.
Le CFBS a équipé
le BA 12 du frein à air en remplacement du frein
à vide (d’où la suppression des « bigoudis »,
réservoirs de vide installés par la CBA sur la
toiture de la cabine). Suite à un bruit anormal
détecté en marche sur le moteur Willème 517 dont
l’origine exacte reste à déterminer, le CFBS a
pris la décision de le garer et plutôt que
d’ajouter une pièce de plus à la liste des
engins « en attente » de réparation a proposé de
le céder à la SABA afin qu’il revienne sur la
ligne qui l’a longtemps vu circuler ; c’est bien
à ce titre d’engin emblématique visible sur de
très nombreuses photos et films qu’il faut
comprendre le retour de cet engin à Ecueillé.
Quelques
données techniques : masse 16,5 T, longueur 6 m,
largeur 2,4 m, empattement 2,4 m, diamètre des
roues 0,84 m, moteur diesel Willème 8 cylindres
517 (indice à déterminer).
RETOUR DE LA TRACTION VAPEUR SUR LE BLANC-ARGENT !
Durant cette saison 2011, la
locomotive à vapeur 020 Corpet-Louvet assure
la traction de certains trains.
Pensez à consulter les
horaires.

Elle est allée faire un
séjour sur les Voies Ferrées du Velay les
20, 21, 22 et 23 mai 2011 pour le festival
vapeur Tence-Montfaucon, où elle a effectué
des voyages en triple traction avec ses
grandes soeurs les Corpet-Louvet 030 n° 36
du MTVS et 040 n° 22 des VFV.

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